Au-Dessus

FVWB ... " La réforme ne fait pas l’unanimité "
( <Vers l'Avenir> - Lundi 17/12 - Michel BOREUX - L'Avenir )

Le projet de refonte des compétitions nationales, mené au sein du CA de la Fédération Belge, a fait débat, lors de l’AG francophone.

Le sujet est sur la table des négociations du Conseil d’Administration de Volley Belgium (coupole nationale) depuis plusieurs mois: revoir toute la structure des championnats nationaux, tant chez les dames que chez les messieurs, en vue de la saison 2020-2021. Les Flamands étaient demandeurs depuis un bout de temps. Les Francophones ont accepté d’en parler et sont venus avec leurs propres demandes. Pour aboutir à un système de compétitions prévoyant quatre divisions gérées par Volley Belgium, pour une seule, désormais, par les ailes linguistiques, avant les provinciales. En résumé, il y aurait 1 Ligue A à 10 équipes, 1 Ligue B à 12, un 3e niveau composé de 2 séries de 12 et un 4e étage fait de 4 séries de 12. Toutes seraient mixtes (francophones et néerlandophones) et, donc, formées selon une nouvelle division géographique. Des phases transitoires seraient également prévues, pour amener le nombre voulu d’équipes à tous ces étages, surtout chez les dames où il n’y a actuellement pas de N1. Ce qui implique davantage encore de montants, à tous les niveaux.

 

«On a eu huit ou neuf réunions à ce sujet et je peux vous dire qu’on s’est bagarré quelques fois pour faire valoir notre point de vue et nos intérêts au CA (NDLR: où les francophones sont minoritaires), soulignait Michel Loppe, responsable de la cellule «rencontres» à la FVWB et adjoint francophone du président de la commission «compétitions» à Volley Belgium. La proposition nous semble intéressante.»

Cela ne semble pas être l’avis d’une partie des délégués des entités francophones, réunis ce samedi matin, à Beez.

Premier grief: le manque de communication et de concertation du CA francophone envers les entités et, plus encore, les clubs concernés. «Vous nous avez caché ce que vous avez négocié, ira jusqu’à dire un délégué brabançon. Pourquoi ne pas avoir créé une cellule avec des gens ayant une réelle expérience de ces niveaux?»

«Il y a eu deux réunions avec les responsables compétitions des entités organisant des championnats», plaidait-on, du côté des administrateurs. Mais l’information est-elle bien redescendue vers les clubs? Visiblement, cela n’a pas été le cas dans toutes les provinces. Sur proposition de Denis Van Bever (Hainaut), une réunion d’information va être mise sur pied, à l’attention de tous les cercles concernés.

«Pour progresser»

Reste à estimer le «gain» sportif des francophones dans cette aventure. «Si les clubs wallons veulent progresser, ils doivent davantage être au contact des Flamands», argumentent les partisans de la réforme. «Pour moi, on va se casser la gu…, n’hésite pas à clamer Michel Hourlay (Walhain). Ce que veulent les joueurs ayant atteint les 27-28 ans, c’est un certain confort dans la pratique de leur sport. Pas d’avaler les kilomètres pour se retrouver sur un banc. Des clubs disparaîtront…»

Alors que Roger Gruselin (Luxembourg) brandissait la menace pesant sur les compétitions provinciales des «petites» entités, suite à un nombre important de montants, Jean-Pierre Brouhon (Bruxelles) y allait d’un réquisitoire sans concession contre ce projet, «mené à un rythme accéléré et sans l’approbation des clubs. Quantité d’entre eux vont se retrouver face à des cercles flamands bien mieux armés à tous les niveaux. Et que représenterons-nous encore, à la FVWB, avec une seule division à gérer? Il est temps d’arrêter ce train fou.»

Mais serait-ce encore possible? La question suscita un certain embarras chez les dirigeants francophones. Alors qu’Éric Davaux parlait d’un consensus trouvé entre les deux ailes, le président Olivier Dulon avançait n’avoir donné qu’un accord verbal sur ce seul volet. «Et reçu des échos positifs de la part de nombreux clubs.» Car il faut encore négocier tout l’aspect financier de cette nouvelle structure (frais liés à l’arbitrage,…) «Et, tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout, il n’y a d’accord sur rien», concluait le trésorier, Daniel Van Daele.

  

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