Récit de l'assemblée générale extraordianire de la FVWB

La Fédération de Volley Wallonie-Bruxelles tenait assemblée générale extraordinaire ce samedi à Beez. A l'ordre du jour, figuraient plusieurs points.
Après l'allocution du Président, il y eut d'abord la présentation et la mise au vote de nouveaux articles ou d'aménagements d'articles concernant le Règlement d'Ordre Intérieur de la Fédération et, plus spécifiquement, de ceux ayant trait à l'administration des rencontres (validité des licences, marqueurs, paiement des arbitres, cartes de coach, la tenue vestimentaire des joueuses/joueurs) ou à des questions comme les transferts, la formation continuée, la cotisation des licences loisirs, le championnat francophone ds jeunes, etc... 
Tous ces points firent l'objet d'échanges de vues et de votes qui, c'est intéressant à noter, ne s'avérèrent pas figés au niveau de chacune des délégations des 7 entités de la FVWB ( Liège, Hainaut, Namur, Luxembourg, Volley Bruxelles, Brabant Wallon et RVV).

Ensuite eut lieu la discussion sur le budget 2019. Le trésorier de la FVWB fit la présentation de celui-ci en soulignant qu'il se voulait équilibré (je parle du budget bien entendu) et qu'il était le dernier du redressement financier entamé depuis 2017 suite aux constats faits à l'époque sur le caractère périlleux de l'état des finances de l'ex-AIF. Il mit notamment en exergue quelques-unes des “idées pouvant déjà être développées” lors de ce prochain exercice budgétaire: renforcement de l'équipe logisitique, collaboration avec des statuts d'indépendants (ou volontaires), mise en place des “Assises du Volley”, renforcement des dépenses “sportives” et, après d'autres points, le développement de la communication.

Sur ce, un délégué de l'assemblée effectua une intervention faite en trois phases: la première pour évoquer les éléments qui rendaient contrariant l'examen des prévisions budgétaires à partir des dépenses et recettes telles qu'enregistrées à la date du 2 octobre, la deuxième pour épingler une série de prévisions qui méritaient un complément d'informations (téléphonie, photocopie, frais promotionnels, la disparité entre garçons et filles pour ce qui concernait les montants prévus pour les sélections et le sport-études, l'affectation de l'aide reçue d'Ethias, le coût et le peu d'intérêt que présentait la participation de nos sélections aux Jeux de la Fissec, le manque d'aide aux clubs formateurs de jeunes), la troisième pour souligner le fait que le projet de budget comprenait une certaine surestimation au niveau des cotisations et que, en l'état, il dégageait une prévision de boni de près de cent mille euros en 2019 qui sera donc utilisé pour l'opération dite “redressement financier”.
Pour terminer son exposé, il fit valoir qu'il faudrait rapidement mettre sur la table de discussion ce “gros disponible” pour voir si, en 2020, il ne serait pas envisageable, entre autres nouveaux projets, de réduire la pression des cotisations sur les clubs. Après les explications apportées par le trésorier sur plusieurs des points ainsi abordés et une suggestion faite par un membre de la délégation luxembourgeoise de voir nos jeunes participer aux Jeux de la Francophonie (chose malheureusement impossible dans l'immédiat vu que le volley ne figure pas au programme des compétitions), le budget fut soumis au vote.
Il fut approuvé par 27 voix pour et 7 abstentions.

Eut lieu enfin, à partir d'une interpellation faite par un dirigeant de Volley Bruxelles, un long et très éclairant débat sur les manoeuvres qui, en cours dans les coulisses de Volley Belgium et à différents niveaux de la FVWB, concernent la fameuse réforme de la compétition nationale.
Ladite réforme est un sujet qui, jusqu'à présent du côté francophone, était resté confiné principalement à une petite dizaine de personnes se trouvant dans la sphère du Conseil d'Administration de la FVWB et aux cinq responsables de compétition des entités organisatrices de championnat au niveau de la FVWB.
En gros, des interventions entendues, il est permis de relever que les délégués qui prirent la parole firent reproche aux administrateurs non pas de vouloir procéder à une réforme mais bien de ne pas avoir tenu au courant les principaux intéressés, c'est-à-dire les clubs de tout niveau qui se trouveront directement “impactés” par cette réforme (qui dev(r)ait voir de manière échelonnée la mise sur pied de 5 niveaux nationaux avec une Ligue A à 10 équipes et les niveaux suivants à 12 équipes et avec plusieurs divisions à chacun des échelons en-dessous de la Ligue B), et, aussi, d'avoir répondu à la demande de changement émanant de Volley Vlanderen sans avoir suffisamment tenu compte de multiples facteurs importants.

Les négociateurs firent valoir que cette réforme ne manquait pas de présenter de bons côtés pour les clubs francophones qui aspiraient à grandir.
Cette plaidoirie vola cependant comme fétus de paille au vent face aux arguments de ceux qui, étant précisément pour certains des responsables de clubs évoluant dans la mouvance du secteur exposé en premier aux effets de la réforme, firent valoir qu'une pareille modification des structures des compétitions déboucherait sur un champ de ruines pour le volley-ball francophone.
La mise en alerte fut bien entendue par les membres du noyau dur du Conseil d'Administration.
C'est ainsi que le Président de la FVWB laissa entendre que concertation serait rapidement organisée avec les clubs concernés tandis que, dans l'attente, il ne serait pas procédé à des prises de décision qui seraient de nature à rendre irrémédiable le projet de réforme de la compétition nationale.

Il n'était toutefois pas au bout de ses surprises car, après cette espèce de maelstrom, le Président de l'entité du Luxembourg lui remit, au nom des cinq Présidents des entités organisatrices de championnats dits provinciaux, une supplique pour que le Conseil d'Administration de la FVWB tienne, bien davantage qu'il ne l'a fait au cours de ces derniers mois, compte de leurs avis et recommandations.

L'appel fut entendu ici aussi et c'est donc sur fond de diverses promesses faites que l'assemblée générale extraordinaire de la FVWB fut levée.